La (vrai) vie sociale pendant le confinement

La période de confinent que nous avons vécu a été complètement inédite, restriction des déplacements, télétravail forcé, chômage partiel, cela a profondément impacté notre quotidien mais cela nous a aussi donné quelque chose dont nous manquions : du temps !

Du temps pour soit, du temps pour découvrir les magasins locaux, du temps pour développer des projets, du temps pour réfléchir, dans nos vies autrefois hyperactives nous n’avions pas ce temps là, la routine du « métro boulot dodo ». Du jour au lendemain nous voilà confiné chez nous avec le temps de faire beaucoup de choses que l’on ne faisait pas, ou plus.

Évidemment tout le monde n’a pas vécu le confinement dans les mêmes conditions, que l’on soit seul ou pas, en maison ou en appartement le temps a forcément dû paraitre plus ou moins long, sans compter tout les métiers jugés essentiels qui, eux, ont dû travailler beaucoup plus qu’avant pour pouvoir nous soigner, nous nourrir et nous protéger, gardons le à l’esprit !

Dans l’ensemble cela a de toute évidence impacté nos modes de consommation, cela nous a rendu moins sujet à l’achat impulsif en supermarché (faire ses courses le plus rapidement possible pour éviter la contamination potentielle), plus adepte des magasins locaux (soutenir l’économie locale) et surtout un regain d’intérêt pour la cuisine maison(1)!

Mais il y a une autre facette qui a pu changer dans le regard que nous portons sur le monde, celle de la vie de quartier ! On le sait depuis quelques années maintenant, avec le nombre d’études sur le sujet, les gens se sentent de plus en plus seuls, surtout en ville(2). La solitude est l’un des maux du 21ième siècle, dans notre société qui prône la propriété privée et l’individualisme, les gens ne font même plus attention à leur voisin.

Alors évidemment, confinement oblige, ceux qui habitent tout seul dans leur appartement on forcément été confronté de façon plus ou moins importante à cette solitude, vu qu’il n’y avait quasiment plus de possibilité de sorties ni de rencontres.

Pour ma part, j’ai la chance d’être en colocation dans une grande maison pourvu d’un immense balcon orienté plein sud : avec une vue imprenable sur les terrasses des voisins de l’immeuble d’en face, voisins avec qui nous n’avions aucunes interactions par le passé, en fait on n’a jamais pris le temps de se parler.

Redécouvrir la vie de quartier

Un jour, à 20h, au moment des applaudissements quotidiens destinés au personnel soignant, nous avons décidé de jouer de la musique sur le balcon. La surprise fût de taille, les voisins se sont mis à applaudir une fois le mini concert terminé. Certains même commencèrent à descendre sur le parking en dessous du balcon, bientôt rejoint par un autre, puis un autre. Nous avons donc recommencé le lendemain, puis le jour suivant, et finalement tous les jours jusqu’à la fin du confinement, au fur et à mesure cela devenait le rituel de 20h, descendre sur la parking pour écouter le concert et prendre l’apéro à distance.

Cela nous a donc permit de rencontrer un certain nombre de voisins, vieux ou jeunes, seuls ou en couples, avec ou sans enfants, tous de milieux et professions différentes. Je ne m’étais jamais posé la question de qui habitait en face, ce qu’ils faisaient dans la vie, je n’avais pas le temps de m’y intéresser, alors qu’au final chacun apporte son lot de richesse.

On se dit souvent qu’il nous faut voyager loin pour découvrir de nouvelles choses alors qu’il suffit des fois juste de parler à ses voisins pour faire des rencontres surprenantes. Et on se sent beaucoup moins seul après, on se croise à l’occasion, on se refait des apéros et des barbecues et on s’entraide en cas de besoin.

Ce qui, au final, créé une petite communauté au sein même d’un quartier, on a eu le temps de discuter de pleins de sujets différents, et notamment de la vie du quartier, de l’absence de commerces de proximité que nous déplorons tous, des bons plans pour obtenir des masques ou produits locaux, je me sentait alors déjà plus en symbiose avec mon environnement local.

Merci d’avoir lu cet article jusqu’au bout, n’hésitez pas à commenter, partager, réagir dans les commentaires, on s’améliore toujours avec l’avis de tous ! 🙂

Sources

(1) https://cheekmagazine.fr/societe/confinement-changer-habitudes-consommation/

(2) https://www.ipsos.com/fr-fr/solitude-93-des-francais-pensent-quon-peut-facilement-se-sentir-seul-en-ville

Publié par Mushu Kuneo

Ingénieur en mécanique de formation, j'ai toujours été passionné par la compréhension du monde, autant en terme de physique, que de social et sociétal. J'essaye maintenant d'expliquer le monde dans lequel on vit pour essayer de construire un nouveau futur.

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